Conseils d’Auteures

Femme, lesbienne, Sarah Waters, Ecriture, Ainsi-Soient-EllesTu t’apprêtes à écrire une histoire et tu ne sais pas par où commencer. Tu n’as jamais fait ça, mais ça faisait peut-être longtemps que tu en avais envie. Après tout, c’est la bonne occasion de tester, l’exercice est super intéressant.

Nous en sommes toutes passées par là, certaines plus tôt que d’autres, et on peut te confirmer que c’est génial d’écrire. Se créer un univers, plonger dans des histoires que l’on crée, manier les mots, les images, se plonger dans des émotions que nous n’avons peut-être jamais ressenties, les faire partager…

Bien entendu, il n’y a pas de recette! Chacune son imaginaire et chacune son style. Mais comme pour tous, certains petits conseils peuvent t’aider à passer le premier cap! Alors voici, quelques pistes, que nos auteurs confirmés ou débutants ont rassemblées pour toi.

Conseil n°1: « Pour se lancer »

Si je devais n’en donner qu’un, ce serait celui-là: sois toi-même! Bien sûr, on aimerait bien tous se découvrir Virginia Wolf ou Sarah Waters. Mais d’une part, elles n’y sont pas arrivé en un jour. D’autre part, elles ne sont pas toi et tu n’es pas elles, et ça n’a rien à voir avec un jugement de valeur, chaque personne est unique. Les plus beaux écrivains sont certainement ceux qui sortent ce qu’ils ont en eux, tout simplement. Sois-toi même, ne t’invente pas un style, exprime-toi avec tes mots et fais nous partager ton regard.

Nous sommes souvent les juges les plus durs vis-à-vis de nous-même, et cela empêche la créativité. Pour se lancer, il ne faut pas se comparer, essayer de plaire à d’autres ou se mettre un objectif de réussite quelconque. Il faut tout simplement s’écouter et s’exprimer, tel qu’on le sent, tel que l’on est.

Conseil n°2: « Pour trouver une histoire »

– N’hésite pas à puiser dans ton histoire, dans ton expérience ou tes observations.

Si tu souhaites faire une fiction, tu peux mélanger les faits, les personnes dont tu t’inspires. Cela peut-être ta voisine, une personne rencontrée dans la rue ou vue à la TV. Modifie la à ta guise, joue avec son histoire, amène-la là où ça t’amuse.

écrivain, écrivaine, écrire un roman, ainsi soient-elles, maison d'édition lesbienne, histoires lesbiennes– Quel va être le problème rencontré pour le ou les personnages principaux.

Si elles s’aiment et que le souci est qu’elles se le sont pas encore dit, il va réellement falloir que tu travailles le descriptif des émotions pour rendre le tout trépident. Un récit démarre souvent sur une problématique rencontré par l’un ou l’une des antagonistes. L’histoire naît de sa confrontation à la problématique, et plus elle semble insoluble et compliquée, plus la lectrice aura envie de lire la page suivante pour savoir comment cela va se résoudre.

Souviens toi du vieil adage: les gens heureux n’ont pas d’histoire!

Conseil n°3: « Pour plonger ton lecteur dans l’histoire »

Pense à incruster des détails, à rendre l’image vivante. Avant d’écrire, commence à poser le cadre:

– qui est ton personnage? A quoi ressemble-t-elle? Quel est son caractère? Son histoire familiale? Son histoire sentimentale?

Ainsi, tu vas commencer à l’imaginer, à la sentir, à la comprendre. Petit à petit, elle va prendre forme, devenir quasiment réelle. N’oublie jamais son contexte pour que l’ensemble soit cohérent et saupoudre ton histoire de détails sur ces différents points.

– Où ton histoire se passe-t-elle? quel est le décor? L’ambiance qui en ressort?

Sans avoir besoin de faire des descriptifs de trois pages, là encore, tu peux incruster des petits détails pour guider la lectrice dans ton univers, qu’elle puisse s’imaginer les lieux, voir et ressentir ce que peuvent ressentir les personnages.

– N’oublie pas les émotions.

Si tu veux faire palpiter ta lectrice, il faut décrire ses émotions et sentiments. Fais la pleurer, fais la rire, plonge la au cœur de ton personnage et de l’action.

– Rajoute des figurants ou des personnages secondaires.

A moins que tu n’écrives un huis clos, d’autres personnages que les personnages principaux peuvent se mêler à l’action ou font partie du décor. Ils rajoutent à l’ambiance et peuvent nous apprendre d’autres choses sur les personnages, qui ils sont, comment ils réagissent en-dehors de l’histoire proprement dite et ce qu’ils vivent.

– Un récit est rarement une action linéaire.

Observe dans tes romans ou tes films préférés. Il y a parfois des scènes qui nous semblent ne rien amener à l’histoire, en tous cas n’y sont pas indispensable et qui en quelques sortes auraient put être supprimées. Pourtant, c’est cela qui va rendre l’ensemble trépident.

Pour ces quatre éléments, observe autour de toi, un lieu qui t’a particulièrement plu ou déplu, une personne qui t’a marqué pour quelque chose qu’elle a dit, quelque chose qu’elle portait ou munie d’un caractère particulier. Sers-toi en pour donner des couleurs à l’ensemble.

Conseil n°4: « Pour mener l’exercice jusqu’au bout »

C’est lorsque l’on appose le mot fin que le travail commence réellement. Il va falloir se lire. C’est rude.

Bien entendu, il y a déjà tout le travail de correction des erreurs de syntaxe, de grammaire, d’orthographe. Utilise le correcteur de word, lorsque tu as un doute, va sur internet, des tonnes de sites traitent de l’orthographe, de la conjugaison et autre. Relis également spécialement une fois pour les temps. On passe souvent du présent au passé et vice-versa.

Mais avant cela, vérifie la cohérence de l’histoire. Est-ce que les réactions des personnages colle avec qui ils sont, avec leur histoire passée, leur contexte? Est-ce que le temps dans lequel se déroule l’histoire est crédible? Est-ce que les émotions décrites sont cohérentes? En général, à la fin d’un récit, les personnages ont évolués, ils ne sont plus les mêmes qu’au début. Est-ce que l’on comprend bien la gradation de cette évolution?

C’est dans cette phase que tu rajoutes et enlèves beaucoup à tes écrits. C’est la partie la plus compliquée du travail. Mais je pense aussi que c’est la plus intéressante. C’est celle qui fera aussi évoluer ton écriture, dans le fond comme dans la forme.

Car n’oublie pas, Virginia Wolf et Sarah Waters ne sont certainement pas devenues de grandes écrivaines en un jour. Et comme disait Thomas Edison, « Le génie, c’est un pour cent d’inspiration et quatre-vingt-dix-neuf pour cent de transpiration ».

Mais surtout, comme disait Brel,:

« Le talent, ça n’existe pas. Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose. », extrait de l’émission télévisée Jacques Brel parle.

Alors si tu as envie d’écrire, lâche-toi et surtout, fais-toi plaisir! 🙂

De multiples envies

Voici rien que pour toi un petit nuage de mots clés te permettant d’ouvrir le choix des possibles en terme de texte. Vois ce qui t’inspire le plus en terme de format littéraire et en terme de sujet.

un texte lesbien, des textes lesbiens, une histoire lesbiennes, des histoires lesbiennes

Prête à te lancer dans l’aventure? Alors poste ton histoire ici!

Et surtout, pour bénéficier en détail des conseils de nos Auteures, télécharge notre ebook ici:Femmes, lesbiennes, Sarah Waters, Ecrire, Ainsi-Soient-Elles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *